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Les zombies sont à nos portes

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L’hécatombe attendue n’a pas eu lieu… Mais sommes-nous pour autant sortis d’affaire ?

Rien n’est moins sûr.

Je vous parle de la vague de faillites dont on annonçait l’apogée entre 2020 et 2021.

Conséquence douloureuse, mais logique, de l’effondrement du PIB, des confinements à répétition et de l’incertitude économique qui en découle.

En réalité, c’est l’inverse qui s’est produit :

On a dénombré 24 000 procédures pour défaillance d’entreprise (redressement et liquidation judiciaire) en 2020.

Soit le chiffre le plus bas depuis 30 ans…

En comparaison, ce chiffre s’élevait à 40 000 en 2019 et 2018.

Est-ce une bonne nouvelle pour autant ?

Pas vraiment.

Car si l’hécatombe a été évitée, c’est en grande partie un leurre :

Les aides de l’Etat spécial Covid, qui se comptent en milliards d’euros, sont à l’origine de cette apparente bonne nouvelle.

Les entreprises qui auraient dû déposer le bilan durant la période ont pu se maintenir hors de l’eau grâce à l’argent versé par l’Etat.

Reculer pour mieux sauter ?

Le danger viendra de l’été : c’est la période, amorcée depuis le mois de mai, durant laquelle les différentes aides de l’Etat seront petit à petit levées.

Selon un rapport d’Altares, 63 000 entreprises ne pourront pas (ou peu) résister à l’arrêt des aides.

Ces structures, dénommées « zombies« , ont pour point commun de survivre « grâce au soutien de l’Etat et à des taux d’intérêt bas ». 

Avec l’arrêt des aides, elles verront leur risque de défaillances grimper, alors qu’il est déjà évalué, hors pandémie, comme étant « 2-3 fois supérieur » à celui des autres sociétés commerciales.

En clair, les aides ont permis à des entreprises déjà condamnées avant la crise du Covid de se maintenir par le biais de prêts et d’aides diverses.

À ces entreprises s’ajoutent celles qui ont dû s’endetter pour survivre à la crise.

Mais maintenant qu’il va falloir commencer à rembourser, on craint le pire, même si personne ne peut prédire avec exactitude ce qu’il va se passer.

Si votre entreprise n’a pas été impactée de façon trop dure par la crise, ce que je vous souhaite, la prudence doit rester de mise :

En effet, la santé de votre business est une chose. Mais la santé de vos clients en est une autre.

Un client qui tombe en redressement ou en liquidation judiciaire alors qu’il vous doit encore de l’argent est un coup fatal porté à votre trésorerie.

Vous l’avez peut-être déjà expérimenté :

8 fois sur 10, vous pouvez faire une croix sur votre créance.

Et si vous avez la chance d’être payé, la somme que vous recevrez pour solde de tout compte ne sera bien souvent qu’une partie de votre créance (payable sur plusieurs mois ou années).

Vous l’avez compris, il ne fait pas bon de voir ses clients tirer le rideau.

C’est la raison pour laquelle vous devez anticiper, sécuriser vos ventes et proposer des solutions et des arrangements à vos clients avant qu’il ne soit trop tard.

Soyez prêts pour la rentrée !

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