Il n’est jamais aisé de communiquer sans blesser ou agresser ses interlocuteurs. Surtout dans le milieu professionnel :
👉 Un ordre trop direct donné à un subalterne.
👉 Une remarque ou une critique sur le travail d’un collègue.
👉 Un reproche mal formulé.
Etc.
Le mot de trop, la phrase qu’il ne fallait pas et tout s’effondre :
La confiance est perdue, les non-dits s’enracinent, vos interlocuteurs ruminent et crient vengeance en silence.
Un principe qui s’applique bien entendu au recouvrement de créances. Quand on relance un client pour un impayé, il y a des mots, des formules à éviter. Des attitudes à bannir, des informations à ne pas donner.
Mais aujourd’hui, je voudrais mettre l’accent sur une phrase en particulier. Une formule anodine en apparence, mais qui a la fâcheuse tendance à irriter bon nombre de personnes.
Cette phrase est la suivante :
Merci de…
Par exemple :
« Merci de mettre cette facture en paiement le plus rapidement possible ».
« Merci de me faire un retour ».
« Merci de faire ci, de faire ça… »
Vous l’ignorez peut-être, mais le « merci de » peut braquer vos interlocuteurs. Pourquoi ?
Parce que c’est un ordre, parce qu’il ne vous laisse pas le choix.
Et personne n’aime recevoir d’ordre…
Alors, il faudra être plus subtile et employer une tournure plus neutre et amicale, qui vous permettra de maintenir de bonnes relations avec vos interlocuteurs tout en les incitant à faire ce que vous désirez.
Exemple :
👉 « Merci de me rappeler le plus vite possible » = à bannir !
On dira plutôt :
👉 « Pouvez-vous me rappeler quand vous avez une minute ? » = Oui !
Vous voyez la différence ?
La finalité est la même, mais la façon de le dire change tout : votre interlocuteur ne se sent pas bousculé, ou mis sous pression.
Essayez, vous verrez !
